Pour Renato MATOS :
La musique est considérée comme un pouvoir propre qui provoque des altérations de la conscience, c'est-à-dire qu'elle rend la vie meilleure par le biais d'un pouvoir qui lui est inhérent, à la condition importante que nous restions maître de cette musique. Nous insistons sur le fait qu'il ne s'agit pas de musique populaire folklorique, bien qu'elle comporte des impressions culturelles rythmiques afro-brésiliennes et autres, mais d'une musique de la conscience humaine.
Partant de sons articulés, primitifs, qui renferment un sens rudimentaire, le langage musical se fait toujours plus expressif, complexe, simple, abstrait et subtil à mesure que l'esprit auditif se développe.
Ce développement provient de la richesse de l'expérience et, par la suite, de la manière dont nous l'utilisons. La mémoire des sons musicaux et sa discrimination se développent en expérience musicale auditive. Le rythme organise les sons ; il est lié à une activité mentale en réorganisation perpétuelle ; il nous parle directement à travers des supports sonores jusqu'à atteindre une harmonie mélodique, et c'est alors que nous parvenons au confort.
(traduction par Aurélien MERCERON LAUBUS)